Le volet déplacement du PLUi Le Mans métropole : un document d’un autre âge, à revoir entièrement

Un chiffre suffit à résumer à quel point le projet de PLU de Le Mans métropole est mauvais : 2,8%. C’est la part des déplacements effectués à vélo à atteindre en 2030 selon ce document. Une ambition tellement basse que… nous y sommes certainement déjà !

Sans développement massif de l’usage du vélo, comment une agglomération comme celle du Mans peut-elle prétendre répondre aux enjeux liés aux déplacements : climat, pollution de l’air, santé, pouvoir d’achat, qualité de vie ?

Pour tous ces sujets, le vélo est une solution efficace et disponible dès maintenant.

Ce n’est pas une question de coût : l’usage du vélo fait gagner de l’argent aux cyclistes et à la collectivité (une étude française sur le sujet).
C’est une question de report modal, à partir de la voiture et des deux-roues motorisés vers le vélo. Le report modal ne se décrète pas : il se provoque, il s’organise. C’est à cela que doit servir le volet déplacements du PLU communautaire. Nous déplorons qu’il passe à ce point à côté de son sujet.

Ce programme de déplacements, noyé dans l’énorme masse des questions d’urbanisme traitées par le PLU (on se demande bien pourquoi), doit être entièrement revu. C’est ce que nous demandons dans nos remarques formulées dans le cadre de l’enquête publique.

Elles sont à lire intégralement ci-dessous.

Remarques de Cyclamaine sur le projet de PLUi