Chronique du vieux vélo mis au rebut jusqu’à sa remise en selle

Amis cyclistes,

Dans les résolutions que l’on fait tous en général en début d’année, on retrouve celle de trier et ranger tout notre fourbi mis là au grenier ou à la cave, qui encombre, qui tombe en ruine et celle classique de se (re)mettre au sport. Et si cette année, on associait les deux en alliant l’esprit de récup et le plaisir d’utiliser un beau vélo remis à neuf.

Je vais laisser la parole à celui qui va vous en parler le mieux : ce bon vieux vélo dont ont pensait qu’il n’était bon que pour le rebut.

« J’étais un vélo du début des années 80 que mon propriétaire de l’époque a fait participer à de nombreuses courses et je suis monté sur les podiums en vainqueur avant de changer de mains, dépassé par les petits nouveaux plus légers et de devenir le vélo d’un amateur de longues virées entre potes où il n’était pas rare de rouler 100 à 150 km. Et là il fallait me voir dans la dernière côte, avant l’arrivée à la maison, celle où j’avais mon heure de gloire, où Philippe faisait craquer les vitesses et grincer le guidon tellement il forçait sur les pédales pour être le premier en haut. Un jour, il m’a même jeté de dépit et de fatigue sur les marches de la mairie, à 3 km de chez lui,  tellement fourbu et épuisé qu’il a fini la virée en voiture!!!

Puis ce fut le temps du VTT et j’ai été abandonné au fond de la cave, tout démantibulé, les pneus à plat, les câbles hors d’usage, la chaine grippée, la selle usée, tout rouillé et piqueté, bref en bien mauvais état et près d’être définitivement oublié.

Finalement, en discutant avec son collègue qui depuis quelques temps, grâce  à CYCLAMAINE, a repris goût au vélo et eu envie de remettre les mains dans le cambouis, de bricoler du vieux pour faire  du neuf, j’ai déménagé et suis arrivé en pièces détachées dans mon nouveau garage. Là j’ai été entièrement démonté, dérouillé, briqué, graissé, on m’a acheté des  nouveaux accessoires (selle, pneus, cale-pieds, guidoline) pour me relooker et me redonner une jeunesse, sans enlever ma patine.

D’ailleurs, en parlant de jeunesse, mon nouveau propriétaire qui a l’intention de me faire faire des promenades plutôt cools dans la campagne, ce qui me fera une fin de carrière tranquille (bien que je compte perdurer encore longtemps et passer dans d’autres mains), se rappelle avec un peu de nostalgie de son vélo de course bleu Motobécane qu’il avait ado pour aller au lycée et auquel je ressemble, moi remis à  neuf, lui un peu plus vieux mais allez à nous 2 on va rouler jeunesse…! »

Cyclamicalement,

Travaux de relooking réalisés par  Eric
Encouragements, applaudissements et texte par Isabelle

Si comme ces adhérents, vous avez envie de nous raconter l’histoire de votre vélo, envoyez-nous votre texte et vos photos. Nous partagerons votre expérience et, qui sait, donnerons envie à d’autres de remettre en état de marche le vieux vélo  abandonné au fond du grenier pour venir grossir le nombre des cyclistes-récupérateurs-rénovateurs  de  notre ville

Retour de Tizian et nouveau départ…

Un de mes derniers campements en Corée du Sud, à 50 kilomètres de la ville de Donghae.

Bonjour à toutes et à tous,

Le voyage c’est avant tout une capacité à pouvoir se projeter dans l’imprévisible, dans l’inconnu. Cela demande une force considérable de se jeter hors de sa zone de confort, au-delà d’une impulsion animée par une envie soudaine, il s’agit d’un rêve de liberté qui se régénère chaque jour.
Cependant, les gens changent, les choses changent, le contexte change et les rêves évoluent…

Comme je l’ai annoncé dans la dernière vidéo transsibérienne, je souffre d’une tendinite rotulienne chronique depuis quelque temps, chose assez commune chez les cyclistes. Seulement ce handicap incarne le non-sens complet quand il s’agit de réaliser un tour du monde pour la plus grande partie à vélo. J’ai bien essayé de me soigner sur la route, mais l’inflammation revient implacablement au bout de quelques kilomètres.

Parallèlement, il y a eu le départ de Valentin et la séparation avec Elie, ces deux évènements m’ont beaucoup remis en question quant au projet d’Enquête d’identité et plus particulièrement au sujet du film. Qu’est-ce que j’ai envie de défendre ? Quel but je poursuis avec ce projet ? Et puis, qu’ai-je envie de faire par la suite ?

J’en ai conclu que la réalisation du film sur le vivre ensemble dans la diversité, telle que nous l’avions imaginé avec Valentin, jusqu’ici, me tenait très à cœur. Je sens comme une nécessité de mener à terme ce projet, qui fait plus que jamais sens, dans un monde ou les idées nationalistes, les principes de compétition et de domination stigmatise l’Autre et cultive un discours sécuritaire fondé sur la peur.
Cela étant dit, c’est une mure réflexion qui m’a décidé à revenir en France, ce choix n’a bien évidemment pas été facile, ce qui explique peut être le silence radio de ces dernières semaines, mais il a sans doute été le plus cohérent et le plus juste vis-à-vis de moi-même et du projet.

C’est avec une énorme joie et le cœur gros que j’ai revu une grande partie de mes amis proches, mon frère d’aventure et ma famille, des visages que pour certains je n’avais pas revus depuis plus d’un an et demi. Je redécouvre à quel point il  est bon de serrer quelqu’un que l’on aime dans ces bras.

J’ai appris beaucoup sur moi-même et également un peu sur le monde durant ce voyage, j’ai compris mon métissage et découvert une certaine forme de sérénité en moi, et pourtant à peine rentré je recommence à douter. Cette expérience a telle réellement existé ?

Tant d’élévation et d’apprentissage ne peuvent que paraître insensés, lorsque jetés soudainement à nouveau dans la vie quotidienne, dans le sédentaire, vie que la majorité des personnes qui ont éclairé mon voyage pourtant menaient, m’écrit une amie.

Peut-être est-ce la marque de la violence du retour en avion ? Chose que je n’avais vraiment pas imaginé comme une option il y a peu… Ce qui est sûr c’est que revenir est un processus qui prend du temps, mais si j’écris ce message c’est bien parce que je me sens prêt à pouvoir vous rencontrer autour d’une présentation, ou d’une exposition, pour partager ensemble autour de ce voyage.

Pour les deux prochains mois, je pendulerai entre Paris et Le Mans, pour me soigner ainsi que pour commencer à éditer le film avec Valentin. L’aventure ne s’arrête pas là bien au contraire, nous allons mettre les bouches et double pour la réalisation du film retraçant cette expérience de vie, cette réflexion, cette quête de réponses.

Je tiens à remercier toutes et tous ; celles et ceux qui ont rendu ce voyage possible. Je vous souhaite une généreuse et douce année, puissiez-vous avoir plein de rêves et en réaliser quelque un, comme disait l’autre.

Mes pensées vont également à mon autre frère d’aventure, quelque part à l’autre bout du monde. Je suis de tout cœur avec lui. Le temps nous dira si je le rejoindrais un jour. Sinon sera la fin de cette aventure et le début d’une autre.

Amicalement vôtre,
Tizian

500, le chiffre de ce début d’année !

Mis en avant

L’association Cyclamaine a atteint les 500 adhérents en 2017.

L’heureux gagnant de ce concours est Benoît.
En récompense de cette adhésion à chiffre rond, Cyclamaine accompagnera Benoît dans son projet de Fixie !

Une remise officielle de ce prix aura lieu le samedi 27 Janvier lors de la galette des rois de Cyclamaine  organisée de 14 à 17h !

A  cette occasion, un nouveau concours est lancé pour désigner la galette des rois la plus originale sur le thème du vélo.
Nous comptons sur vos créations à déguster tous ensemble.

Un lot est prévu pour l’heureuse ou l’heureux gagnant !

Merci à l’ensemble des adhérents de l’association sans qui tout cela ne serait pas possible !

Bon début d’année à tous ! Bonne route pour 2018 !  »

Rappel  : ce même jour,  gravage Bicycode à l’atelier de 14 à 17h