Bollée, Chanzy : nos propositions pour la sécurité des cyclistes

La sécurité des cyclistes ne peut plus attendre !

L’aménagement de l’avenue Bollée et de la rue Chanzy est indispensable :
– pour protéger ceux qui se déplacent déjà chaque jour à vélo
– pour permettre à ceux qui voudraient s’y mettre de le faire sans risque.

Nous appelons cyclistes et riverains à manifester, à vélo, pour demander la réalisation urgente d’aménagements corrects sur ces axes. Rendez-vous le samedi 19 mai 2018, à 16 heures, place Washington. Appel diffusé dans le Maine Libre du 9:
Ces aménagements pour lesquels nous présentons des propositions précises peuvent être réalisés dès cette année. Et cela à peu de frais, sans gros travaux ! Continuer la lecture

Baromètre cyclable au Mans : des cyclistes réguliers, une forte attente de meilleurs aménagements

Les résultats de l’enquête Parlons vélo permettent pour la première fois d’établir un baromètre du « climat cyclable » dans chaque ville de France. 
Le Mans arrive à la 12e place dans sa catégorie (villes de 100 à 200 000 habitants) et à la 100e place sur l’ensemble du pays.
Plus de 113 000 personnes, dont 900 au Mans, ont répondu à cette enquête. Elle se concentre sur le ressenti des pratiquants plutôt que sur des chiffres déconnectés du vécu, comme le nombre de kilomètres de pistes cyclables.
La pratique du vélo
Au Mans, le vélo est utilisé de façon plus soutenue que la moyenne, davantage comme moyen de transport et moins comme loisir.

Le ressenti

Le Mans souffre de la comparaison avec les villes voisines sur presque tous les points.
Sur une seule question, celle du stationnement près des transports en commun, la ville est mieux notée que d’autres pôles des Pays-de-la-Loire. Notons que le stationnement est le seul aspect de l’aménagement cyclable auquel Le Mans Métropole consacre un budget chaque année.
Sur les autres thèmes, on note un retard particulièrement prononcé sur la communication en faveur du vélo, l’écoute et les efforts de la ville, le confort des itinéraires, la sécurité sur les grands axes et celle des plus vulnérables (enfants et personnes âgées), la fréquence du stationnement illégal sur les aménagements cyclables et l’existence d’aménagements provisoires lors de travaux.
(cliquez sur les images pour les agrandir)

En résumé, les cyclistes déplorent le manque d’aménagements à la hauteur de leurs besoins. A une majorité écrasante, ils veulent être mieux séparés du trafic motorisé, particulièrement sur les grands axes.

Les attentes

Au Mans, 84% des répondants demandent « un réseau complet et sans coupures » – un taux plus élevé que dans toutes les villes voisines.
Le besoin de stationnement est en revanche moins prononcé qu’ailleurs.

Les points noirs

Les axes les plus souvent cités dans les demandes d’aménagement sont Bollée (évoqué par plus de 10% des répondants), le secteur de la gare (nord et sud confondus), Chanzy et le tunnel.
On note aussi de nombreuses références, chez presque 10% des répondants, au danger des ronds-points, où la configuration et le comportement d’une majorité d’automobilistes ne permettent pas aux cyclistes de s’insérer en sécurité.

Et maintenant

Ces chiffres ont été dévoilés le 16 mars à Lyon lors du congrès de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette), à l’origine de ce baromètre. Les conclusions nationales du baromètre (sur la volonté d’une plus grande séparation avec le trafic motorisé, notamment) et le nombre de répondants ont permis de mieux faire entendre les cyclistes quotidiens dans la préparation de la loi sur les transports, promise d’ici quelques semaines.
Au Mans, Cyclamaine, association membre de la FUB, rencontre régulièrement les élus responsables de la voirie et des transports. Les principaux enseignements du baromètre, notamment les points noirs à sécuriser au plus vite. Leur sont déjà transmis. Il s’agit de dossiers (Bollée, gare, Chanzy, ronds-points, tunnel…) à propos desquels Cyclamaine réclame et propose déjà des aménagements depuis des années.
Cyclamaine organisera donc fin avril une manifestation pour alerter sur ces points noirs. Les détails seront présentés lors de l’assemblée générale de l’association, le 12 mai à 20h salle Rénée Auduc.

Pour en savoir (encore) plus

Les résultats complets sont aussi accessibles !

Pour une véritable Indemnité Kilométrique Vélo

(La lettre du Club des Villes et Territoires Cyclables , le 20/12/2017)

COMMUNIQUÉ

La ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé le 13 décembre, à l’occasion de la clôture des Assises Nationales de la Mobilité, le lancement prochain d’un plan vélo interministériel. Parmi les leviers qu’elle a mentionnés, la ministre a cité la fiscalité laissant ainsi entendre une ouverture sur la généralisation et la revalorisation de l’indemnité kilométrique vélo (IKV), ce que recommandent plusieurs rapports présentés dans le cadre des Assises.

Le Club des villes et territoires cyclables et la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUB) étaient aux côtés de Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, qui a remis à la ministre ce jour, mercredi 20 décembre, un rapport relatif à l’impact de la généralisation de l’indemnité kilométrique vélo et à son rapport coûts-bénéfices, à l’issue des travaux du groupe de travail auquel ils ont participé. Le constat est sans appel : près de deux ans après la publication du décret mettant en place cette mesure de la Loi relative à la Transition énergétique, il faut généraliser et déplafonner sans délai l’IKV puisqu’elle est efficace (doublement du nombre de salariés cyclistes) et puisque son coût est immédiatement amorti par les retombées, notamment en termes de santé publique – pour le budget de la sécurité sociale, et en termes de réduction des arrêts maladies – pour les employeurs.

« Avec l’indemnité kilométrique vélo, nous disposons, comme l’étude le démontre, d’un levier puissant, évalué et très attendu par les cyclistes du quotidien et ceux qui seront ainsi encouragés à le devenir » souligne Pierre Serne, président du Club des villes et territoires cyclables. « Mais il faut que l’IKV donne tout son potentiel et pour cela, comme nous le demandons depuis sa création, il faut qu’elle soit obligatoire, généralisée au secteur public et plus incitative. Il est temps de prendre enfin en compte les bénéfices de la pratique du vélo sur la santé et l’économie et d’accélérer le développement de sa pratique. »

« 84% des 600 candidats qui ont répondu à l’enquête « parlons-vélo », enquête menée début 2017 par la FUB à l’occasion des élections présidentielles et législatives, dont le candidat Macron, ont promis de revaloriser l’IKV » rappelle Olivier SCHNEIDER, président de la FUB. « Avec 113 000 réponses au baromètre « parlons-vélo », grande enquête menée par la FUB pendant les Assises de la Mobilité, les Françaises et les Français ont montré leur appétence pour le vélo. Pour transformer l’essai, il faut un plan vélo sincère, assumé et financé. Cela commence par la mise en place décomplexée des mesures qui ont fait leurs preuves lors d’expérimentations comme l’IKV. On en parle depuis 10 ans !»

De l’aveu de la ministre elle-même, le vélo a été le sujet le plus abordé lors des Assises. Si tous les acteurs – collectivités, entreprises, société civile – sont nécessaires pour mettre en place un véritable « système vélo », l’Etat doit aussi prendre sa part de responsabilité et agir sur le levier des incitations économiques. Il en va de la crédibilité de la promesse d’un vrai plan national pour le vélo !