Masque obligatoire à vélo : notre recours auprès du préfet de la Sarthe

Obliger les gens à porter un masque à vélo revient à décourager leur déplacements

Obliger les gens à porter un masque à vélo revient à décourager leur déplacements


Cyclamaine a déposé un recours amiable contre l’arrêté du préfet de la Sarthe rendant obligatoire le port du masque à vélo.

Depuis une semaine, la préfecture de la Sarthe a rendu le port du masque obligatoire au Mans, à Sablé et dans leurs agglomérations : plus de 40 communes qui concentrent près de la moitié de la population sarthoise.
Cette mesure cible particulièrement les habitants se déplaçant à vélo. Elle est particulièrement discriminante, injustifiée, et contre-productive.

En ciblant uniquement les cyclistes parmi les usagers de la chaussée, la préfecture se rend coupable de discrimination pure et simple. A vélo on circule sur la chaussée, dans une voie réservée ou avec les véhicules motorisés. Pourquoi les cyclistes seraient-ils les seuls usagers de la chaussée A aucun moment la préfecture de la Sarthe ne tente même justifier cette distinction.
Nous comprendrions tout à fait que cette mesure s’applique dans les zones où les distances ne peuvent pas être respectées, notamment les rues piétonnes. C’est d’ailleurs la solution retenue par le préfet de l’Hérault.

La préfecture semble ignorer une réalité physiologique élémentaire. A vélo c’est la propre énergie musculaire de chacun qui permet de se déplacer, et nos muscles ont besoin de l’oxygène que nous respirons.
L’OMS est catégorique : « Il ne faut PAS porter de masque quand on fait de l’exercice car les masques peuvent réduire l’aisance respiratoire. La transpiration peut entraîner une humidification plus rapide du masque, rendant la respiration plus difficile et favorisant la croissance des micro-organismes« .
L’obligation de porter le masque est donc une restriction très importante de l’usage du vélo, et par conséquent de la liberté d’aller et venir, qui est une liberté fondamentale.

Empêcher les gens de se déplacer à vélo va évidemment provoquer un report du vélo sur les modes non soumis à cette contrainte, comme la voiture, les motos et scooters. Cela va aggraver la pollution, les émissions de gaz à effet de serre, la congestion des voies de circulation.

En résumé, obliger les cyclistes à porter un masque quand ils circulent sur la chaussée, c’est
– illogique et discriminatoire
– injustifié en termes de diffusion du coronavirus
– une atteinte à la liberté de se déplacer
– l’aggravation des problèmes provoqués par les modes motorisés

A Paris, le préfet n’oblige pas les cyclistes à porter un masque, suite à la mobilisation en ce sens des usagers, de leurs associations et des élus de la ville.
Nous appelons donc les élus du Mans, de son agglomération et de la Sarthe à prendre également position pour permettre aux gens de se déplacer à vélo, en toute sécurité pour eux et pour les autres.

Recours gracieux arrêté masque