Vélo au Mans : les engagements des candidat(e)s aux municipales

Après des rencontres avec les listes mancelles en décembre et janvier, nous leur avons adressé le 1er février un questionnaire leur proposant de s’engager sur des actions concrètes qui nous semblent les plus importantes et efficaces pour le développement du vélo et le report modal. Voici leurs réponses.

D’abord dans un tableau de résumé (avec uniquement les engagements sur nos propositions (ce qui exclut les notions de réflexion ou de consultation) puis en détail (avec l’ensemble des réponses).

Nous publions aussi l’intégralité des réponses des candidat(e)s : Emmanuel Bilquez (LR-UDI, Réveiller Le Mans avec vous)Audrey Dolo-Canal (Ensemble Autr’Mans)Julien Geffard (Mon parti c’est Le Mans)Gilles Guerchet (LREM, Le Mans on y gagne !)Marie James (LFI-PCF, Vers Le Mans en commun)Marietta Karamanli (Pour Le Mans avec Marietta Karamanli)Stéphane Le Foll (PS, Le Mans évidemment)Isabelle Sévère (EELV, Choisir l’écologie pour Le Mans)

En un coup d’œil : les engagements vélo des candidat(e)s (par ordre alphabétique)

 BilquezDolo-CanalGeffardGuerchetJamesKaramanliLe FollSévère
Objectif de part modale vélo en 202411%9%9%au-delà de 9%15%
Objectif de part modale vélo en 202613%15%12%20%
Investissement vélo30€/habitant/an
(soit 6 millions/an)
20 millions (d'ici 2026, soit 3,3 millions/an)40€/habitant/an
(soit 8 millions/an)
20 millions (d'ici 2030, soit 2 millions/an)10 millions/an
Aménagement axe BolléeD'ici 2022 d'ici 2022 En lien avec les chronolignes (bus en site propre) En lien avec les chronolignes - accélération ou aménagement temporaire
Aménagement axe route de Sablé - Heuzé - Libération d'ici 2022 En lien avec les chronolignes En lien avec les chronolignes - accélération ou aménagement temporaire
Aménagement axe Chanzy - Jacobins - hôpital - Campus d'ici 2022 En lien avec les chronolignes En lien avec les chronolignes - accélération ou aménagement temporaire
Aménagement lune de Pontlieue d'ici 2022 En lien avec les chronolignes - accélération ou aménagement temporaire
Protections dans les giratoires
Protections dans les double-sens cyclables
Protections dans les courbes
Cahier des charges des aménagements cyclables, co-construit
Convention sur l'expertise d'usage des aménagements
Stationnement résidentiel sécurisé à la demande
Arceaux devant les équipements publics5 % de la capacité d'accueil10% de la capacité d'accueil10% de la capacité d'accueil, travaux dès 2020
Arceaux devant les passages piétons et intersectionstravaux dès 2020
Financement du programme "savoir rouler" dans les écoles
Maison du vélo
Plan de circulation pour réduire le trafic motorisé dans les quartiers
Politique de respect des aménagements cyclables
Politique de respect des zones piétonnes
Création d'un espace logistique urbainÉchéance 2026livraisons à vélo et véhicules électriques
Extension de la zone piétonne
Extension de la zone de stationnement payant
Stationnement payant pour scooters et motos
Zone à faible émissionsÉchéance 2022 Échéance 2021

Réponses détaillées

Les textes ci-dessous sont issus des réponses que nous ont adressées les candidat(e)s.

  1. Objectif de part modale vélo pour Le Mans métropole, et éventuellement pour certaines communes en particulier :
    -> en 2024 (objectif du plan vélo national : 9%)
    Emmanuel Bilquez : 11%
    Audrey Dolo-Canal : 9%
    Marie James : 9%
    Stéphane Le Foll : au-delà des 9%
    Isabelle Sévère : 15%
    -> en fin de mandat en 2026 (préconisation Cyclamaine : 15% minimum)
    Emmanuel Bilquez : 13%
    Audrey Dolo-Canal : 15%
    Marie James : 12%
    Isabelle Sévère : 20 %. Cet objectif correspond à la part modale des déplacements domicile-travail sur la ville. Comme vous le savez, 40% des trajets en ville en voiture font moins de 3 kilomètres, dont 58% concernent les trajets domicile-travail. Ces objectifs nous semblent donc réalisables.


  2. Investir chaque année au moins 50 euros par habitant de l’agglomération (soit ~10 millions/an) pour développer un réseau cyclable de qualité dans et entre les 19 communes.
    Réponses par montant d’engagement décroissant :
    Isabelle Sévère : Je m’engage à investir 5M€ par an en plus des 21M€ déjà actés dans le cadre du schéma directeur vélo 2020-2030. Nous voulons que les voies et pistes cyclables prévues soient réalisées en 2026 au lieu de 2030. Je m’engage également à créer quatre postes de techniciens pour être en mesure de suivre et réaliser ces investissements, soit un budget de fonctionnement de 200k€/an. À ce budget s’ajoute celui des réfections de voirie et projets d’aménagement urbain en général pour lesquels il n’y a pas de ventilation des coûts entre les différents modes de transport. Aujourd’hui encore, notre collectivité réalise des travaux et aménagements en faisant l’impasse sur les mobilités douces. Je m’engage donc à ce que les travaux de voirie ou nouveaux aménagements intègrent systématiquement dans leur cahier des charges l’accessibilité vélo, piéton, personnes à mobilité réduite. La somme de ces engagements équivaut à la somme que vous préconisez.
    Marie James : Étant donné le retard de notre agglomération, nous voulons consacrer, en référence aux propositions d’autres listes proches de nos réflexions en région, 40€ par habitant et par an à la transformation cyclable de la ville.
    Emmanuel Bilquez : 30 euros par habitant et par an, un budget cohérent avec l’objectif de l’augmentation de la part modale sur laquelle nous nous sommes engagés.
    Gilles Guerchet : exécution du plan vélo de la métropole sur le mandat (échéance 2026 au lieu de 2030).
    Stéphane Le Foll : 20 millions d’euros sont prévus pour développer 275 km de pistes cyclables au niveau de la métropole dans les 10 ans qui viennent. C’est un plan ambitieux qui nécessitera de la méthode et une DUP. L’enveloppe annuelle sera fonction des priorités et de l’ajustement des travaux.
    Julien Geffard : Pour m’engager sur chaque projet, je dois d’abord disposer d’un audit de la situation budgétaire municipale. Il ne s’agit pas pour moi de me défausser de mes responsabilités mais plutôt de vous dire que des engagements chiffrés aussi précis ne peuvent être pris de manière sure sans une vision très précise de la situation. Parce que nous avons une véritable ambition pour le développement de l’usage du vélo dans notre ville, qui a déjà pris trop de retard, nous souhaitons mettre en place une stratégie claire dotée de tous les moyens humains et financiers nécessaires au vu de l’audit réalisé dès le début de la mandature et que nous partagerons avec la population.
    Audrey Dolo-Canal : j’aimerais pouvoir m’y engager mais je dois attendre d’avoir les réalités financières en mains.
    Remarque de Cyclamaine : Isabelle Sévère, Gilles Guerchet et Stéphane Le Foll font référence au plan voté fin 2019, qui comprend en option une tranche de 18 millions de travaux à effectuer d’ici 2030.


     

  3. Réaliser en priorité des pistes cyclables protégées tout au long des axes les plus fréquentés aujourd’hui dépourvus d’aménagement continu :
    – Béner – Bollée – De Gaulle
    – route de Sablé – Heuzé – Libération – Montoise
    – Chanzy – Gougeard – 33e Mobiles – tunnel – CHM – campus
    – lune de Pontlieue
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage, avant 2022 pour Bollée-République
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard : ma priorité est pour l’aménagement de pistes cyclables sécurisées dans la suite des aménagements Demorieux et Chanzy. Les axes Bollée et Heuzé nous semblent aujourd’hui prioritaires et doivent pouvoir être très rapidement engagés.
    Gilles Guerchet : je m’y engage
    Marie James : la protection des 4 axes prioritaires doit être réalisée d’ici 2022.
    Marietta Karamanli : il faut partir de l’expérience des usagers et faire disparaitre les points noirs constatés. Les pistes cyclables doivent être séparées des voies motorisées par des bornes et identifiées par une couleur. Les ronds-points doivent donner priorité aux vélos afin de permettre la continuité des parcours. Notre mesure phare est la végétalisation / piétonisation de plusieurs rues reliant le centre-ville aux différents quartiers. Ces axes donneront priorité aux vélos pour sécuriser leur utilisation par les enfants et les parents.
    Stéphane Le Foll : trois chronolignes de bus sont prévues (Bellevue – St Georges ; Béner – Oasis/centre expo ; République – St-Martin) qui intégreront des pistes cyclables.
    Isabelle Sévère : Tous ces aménagements sont à articuler avec les projets de chronolignes. En effet, pour la bonne gestion de l’argent public, réaliser des aménagements permanents pour les remettre en cause peu de temps après serait peu sérieux. Je m’engage donc à accélérer la décision sur les chronolignes pour statuer soit sur un aménagement temporaire quand le calendrier des chronolignes sera trop lointain, soit une intégration d’aménagements pour les cyclistes lors des travaux chronolignes quand le calendrier est proche. Je m’engage à débloquer le projet Demorieux – déjà voté et mis en suspend malgré les élu.e.s écologistes – indépendamment du projet chronoligne sur le même trajet.


  4. Améliorer en urgence la sécurité des cyclistes en installant des protections maçonnées :
    – aux débouchés de bandes cyclables dans les giratoires
    – aux intersections des doubles-sens cyclables
    – dans les courbes à droite où des conducteurs coupent fréquemment la bande cyclable
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage. Sécuriser et développer les pistes cyclables (bordures, giratoires à 1 anneau, panneaux, itinéraires…). Revoir la circulation à contresens des cyclistes.
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard : réaménager les itinéraires dangereux pour limiter les conflits d’usages entre vélo-voiture et piétons et supprimer certains contre sens vélo dangereux dans les rues résidentielles étroites pour privilégier des aménagements cyclables protégés appelés «autoroutes à vélo» avec le réaménagement des intersections.
    Gilles Guerchet : examen avec les services techniques de la ville
    Marie James : En termes de sécurité, les « protections maçonnées » nous semblent devoir être réalisées en premier
    Stéphane Le Foll : comme nous l’avons engagé sur les artères Chanzy, Geneslay, Demorieux, la protection des cyclistes et la délimitation des pistes par des plots ou par des protections maçonnées devront être multipliées partout à les tourner-à-droite sont dangereux pour les cyclistes, en particulier dans les entrées de giratoires.
    Isabelle Sévère : Nous mènerons une étude partagée avec les utilisateurs (cyclistes, piétons, etc.) de l’ensemble des carrefours de façon à déterminer une priorisation et étudier au cas par cas les aménagements les plus pertinents. En effet, les ilots maçonnés s’avèrent pertinents dans certaines configurations mais pas systématiquement. Nous nous engageons à traiter des carrefours dès 2020.


  5. Rédiger dès 2020 un cahier des charges des aménagements cyclables, en co-construction avec les associations d’usagers du vélo. Ce cahier des charges s’imposera à tout chantier ultérieur.

  6. S’appuyer sur l’expertise des usagers pour réussir les aménagements cyclables, via une convention partenariale (consultation des usagers pendant l’élaboration de tout projet touchant à la voirie, valorisation de l’expertise d’usage).
    Emmanuel Bilquez : Comme pour chaque projet que je conduirai, je mettrai en place un comité de suivi spécifique réunissant associations, experts et collectivités ; et une charte de qualité des aménagements cyclables conforme au guide concerté localement et amendé par ceux de la Fédération des Usagers de la Bicyclette.
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard :  En matière de gouvernance et d’Hommes (qui est ma 2ème priorité) : la co-construction avec les usagers et leurs représentants associatifs via la mise en place d’un partenariat d’engagements mutuels et la nomination d’un agent dédié à la promotion et à l’animation de la politique vélo au Mans.
    Gilles Guerchet : je m’y engage
    Marie James : Associer les citoyens aux décisions qui les concernent est la première de nos priorités (engagements démocratiques). Aussi, nous nous « appuierons sur l’expertise des usagers pour réussir les aménagements cyclistes », en particulier Cyclamaine, mais aussi les automobilistes, afin de mettre en place un « cahier des charges des aménagements cyclables et du plan de circulation, stationnement et desserte dans la ville ».
    Marietta Karamanli : de manière générale, nous nous engageons à associer les mancelles et les manceaux dès l’origine des projets publics ou privés d’aménagement ou de construction de taille significative pour construire une ville réellement pensée par et pour les habitants. Les mobilités douces auront naturellement toute leur place dans ces concertations.
    Stéphane Le Foll : les discussions de la réalisation des aménagements se feront dans le dialogue avec les usagers du vélo et avec les impératifs de modification de voirie.
    Isabelle Sévère : Nous aurons besoin d’un socle partagé entre les élu.e.s, les services et les usagers. Le cahier des charges que vous proposez est donc un outil prioritaire pour permettre aux services d’accélérer et faciliter la mise en œuvre. Il devra notamment viser une meilleure identification visuelle des différents aménagements tant pour les cyclistes que pour les autres utilisateurs. Ce cahier des charges peut tout à fait être réalisé dès 2020. Cependant, ce cahier des charges sera forcément général. Il pourra suffire pour des travaux légers et « classiques ». Je tiens cependant à ce que la co-construction soit au cœur de notre méthode de travail. Il faudra ainsi une concertation spécifique en complément pour certains projets afin de bien prendre en compte l’expérience « usagers » et d’éviter que des solutions intéressantes « sur le papier » ne s’avèrent inadaptées dans la réalité.


  7. Déployer massivement du stationnement résidentiel sécurisé à la demande.
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage ; obligatoire sur constructions neuves.
    Julien Geffard : des arceaux et garages à vélo sécurisés dans les quartiers résidentiels seront mis en place selon les besoins exprimés et selon une logique d’expérimentation dans un premier temps s’agissant des garages sécurisés.
    Gilles Guerchet : je m’y engage, tout au long du mandat.
    Marie James : Le « stationnement résidentiel vélo, de préférence couvert » sera soutenu.
    Marietta Karamanli : nous voulons aménager des parcs à vélos couverts et sécurisés dans de nombreux quartiers pour répondre au manque de place dans de nombreuses maisons individuelles (de type mancelles).
    Stéphane Le Foll : un service de stationnement résidentiel et collectif sera développé comme ce fut le cas avec la Setram et avec d’autres partenaires.
    Isabelle Sévère : Je m’y engage. Je m’engage également à une remise à plat de la politique stationnement vélo sur l’ensemble de la communauté urbaine. Il s’agira en particulier de redéfinir les rôles des différents acteurs publics et parapublics (services communautaires et municipaux, Cenovia, Setram). L’objectif est d’avoir une politique de stationnement lisible et cohérente, tant en termes d’accessibilité aux aménagements que de tarification. Nous nous appuierons sur un diagnostic des besoins de stationnement résidentiel sur chaque quartier ainsi que des opportunités pour les réaliser. Nous serons aussi vigilants, à chaque fois que possible, à l’installation de « boxs » dans les écoles.


  8. Poser des arceaux vélo devant tous les équipements publics, à raison dans un premier temps d’au moins 10% de la capacité d’accueil.
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage, à raison dans un premier temps de 5% de la capacité
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Gilles Guerchet : je m’y engage, le pourcentage dépend de la taille de l’équipement
    Marietta Karamanli : Afin de faciliter l’usage du vélo, il est nécessaire d’offrir davantage de places de stationnement : plus d’arceaux sur les places et près des commerces et des établissements publics. De nombreuses places servent actuellement de parking. Elles devront être végétalisées en partie et rappropriées par les habitants comme espaces de vie. Il conviendra d’offrir une place importante au stationnement des vélos sur ces espaces.
    Stéphane Le Foll : les stationnements vélo seront accélérés avec des arceaux vélo à chaque réaménagement, comme par exemple rue de Bolton.
    Isabelle Sévère : Je m’y engage avec les premiers travaux dès 2020.


  9. Poser des arceaux vélo en amont des passages piétons et des intersections, à raison d’au moins 300 arceaux par an.
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage ; premiers travaux dès 2020.
    Gilles Guerchet : plan global de stationnement vélo à élaborer
    Isabelle Sévère : Nous continuerons la politique engagée de pose d’arceaux en partenariat avec les utilisateurs et triplerons le budget actuel, de façon à pouvoir développer l’offre en particulier d’arceaux couverts. Cependant, les arceaux vélos n’ont pas vocation à être utilisés comme protection anti-stationnement. Pour nous, leur positionnement doit correspondre avant tout à un
    besoin. La protection des carrefours peut se faire par d’autres dispositifs.


  10. Déployer et financer le programme “savoir rouler” dans les écoles de la ville.
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard : le programme savoir rouler dans les écoles et la
    création d’une maison du vélo me semblent aussi nécessaires. Ces projets devront être coordonnés avec les autres politiques éducative et touristique de la municipalité.
    Gilles Guerchet : je m’y engage
    Marie James : je m’y engage. Création d’un site d’apprentissage pour enfants et adultes, que nous situons dans une dynamisation des « sites remarquables des bords de l’eau ».
    Marietta Karamanli : Outre les campagnes de sensibilisation dans les classes, la pratique doit être le principal
    vecteur de sensibilisation par deux biais : mise en place du plan « savoir rouler à vélo » dans toutes les écoles primaires et aménagement de préaux de stationnement pour les élèves venant à l’école à vélo.
    Isabelle Sévère : Bien entendu, je m’engage à soutenir la formation à la pratique du vélo. Je tiens cependant à rappeler que le Gouvernement a mis en place le projet « Savoir rouler » sans affecter les moyens nécessaires aux acteurs locaux. Nous évaluerons la possibilité de mettre en œuvre le programme dans le cadre des TAP ou sur le temps scolaire. La mise en œuvre de ce programme nécessitera aussi d’étudier les partenariats possibles avec les associations en capacité de les encadrer.
    Notre projet prévoit également de promouvoir la formation pour adultes. Par ailleurs, nous voulons devenir territoire d’expérimentation du permis de conduire avec « option » vélo. Il s’agirait d’une expérimentation, en lien avec les autoécoles et associations, pour des cours de vélos intégrés au parcours du permis de conduire afin de développer la « culture vélo » au Mans. Il faudra que nous convainquions l’État et les professionnels de l’intérêt de cette expérimentation.


  11. Créer une maison du vélo pour répondre aux besoins de formation et d’accompagnement, accueillir les cyclotouristes, développer l’économie circulaire…
    Emmanuel Bilquez : ouvrir une maison du vélo et des mobilités en centre-ville (animation de collectifs cyclistes, découverte de la ville à vélo, marquage anti vol …)
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard : je m’y engage
    Gilles Guerchet : je m’y engage
    Marie James : nous créerons une Maison du vélo (autoréparation, formations pour tous…) durant le mandat avec vous. Nous proposerons d’autres types de vélos pour l’adapter aux publics.
    Marietta Karamanli : nous envisageons l’aménagement d’une Maison du vélo dont l’implantation sera à définir en fonction des besoins des habitants.
    Stéphane Le Foll : je m’y engage
    Isabelle Sévère : je m’y engage. De nombreuses villes, comme Caen, Toulouse ou Bordeaux, disposent d’une Maison du Vélo. Une telle Maison regroupe tous les services liés au vélo, comme l’information, la location, les formations, les ateliers de
    réparation, le marquage sécurisé, le vélo-tourisme… En coordination avec les acteurs dont vous faites partie, nous créerons une Maison du Vélo pour répondre à la demande et aux besoins de l’agglomération. Elle aura vocation à animer une présence sur tout le territoire de la Métropole, éventuellement via un atelier de location et de réparation itinérant.


  12. Modifier le plan de circulation dans les premières années du mandat pour réserver les rues résidentielles à la desserte, aux modes actifs et ponctuellement aux transports en commun. Cette réduction du volume de circulation est un préalable nécessaire au passage de ces rues en zone 30.
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Marie James : Nous réduirons la voiture en ville par la mise en place de zones 30. Le stationnement gratuit aux abords de la ville et la les places de stationnement automobile réduites dans certaines artères de la ville, pour créer des cheminements cyclistes rapides et sécures.
    Isabelle Sévère : L’objectif 12 de notre projet vise une « circulation pacifiée et fluidifiée, Le Mans ville 30 ». Pour nous, la mise en place la plus pertinente consisterait à s’appuyer sur une hiérarchisation des voiries, une redéfinition du plan de circulation en sanctuarisant les quartiers résidentiels à 30km/h et en éliminant toutes les possibilités de shunt. Nous nous inspirerons de villes innovantes en la matière (Grenoble, Strasbourg, etc.). Ce projet va bousculer les modes de vie de nombreux Mancelles et Manceaux. Là encore, nous voulons nous appuyer sur un processus solide de concertation et de dialogue territorial.


  13. Utiliser tous les moyens disponibles pour faire respecter les aménagements cyclables (protections physiques, patrouilles ciblées, outils vidéo…)
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard : en matière de sécurité publique (qui est ma priorité) : faire respecter le code de la route par les vélos est un pré requis à l’acceptation de ce mode de transport par l’ensemble de la population mancelle. Faire respecter les zones piétonnes et cyclables par les véhicules motorisés. Il faut sécuriser les cyclistes.
    Gilles Guerchet : je m’y engage
    Marie James : Nous aurons une attention particulière à la sécurité des cyclistes et des piétons.
    Isabelle Sévère : Il s’agit de la mesure 104 de notre projet : « Dire STOP aux incivilités de voirie et aux vols de vélos ». Que l’on circule à pied, en fauteuil ou à vélo, nous sommes régulièrement mis en danger par des automobilistes garés sur les bandes cyclables et/ou les trottoirs, qui nous obligent à les contourner ou nous empêchent de passer. Par ailleurs, le vol de vélos reste un réel problème au Mans et ailleurs. Nous continuerons donc de mobiliser la police municipale pour le respect des aménagements cyclables et piétons. Ces incivilités étant fréquentes et nombreuses, nous envisageons de mobiliser à nouveau la voiture « LAPI » (lecture automatique des plaques d’immatriculation) et des outils plus souples type « VAE LA-PI ». Nous avons été à l’écoute de l’opposition exprimée lors de la première expérimentation et reverrons en conséquence les modalités d’utilisation et le ciblage des types d’infractions. Parmi ces infractions, le non-respect des aménagements cyclables et piétons sera particulièrement surveillé. Cependant, comme vous le savez, nous sommes opposés à la vidéosurveillance non ciblée.


  14. Faire respecter les zones piétonnes (interdiction effective à tous véhicules motorisés, sauf secours).
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Julien Geffard : Faire respecter les zones piétonnes et cyclables par les véhicules motorisés.
    Gilles Guerchet : je m’y engage, avec autorisation aux véhicules de livraison
    Marie James : Nous aurons une attention particulière à la sécurité des cyclistes et des piétons.
    Isabelle Sévère : Je m’y engage. Un travail important à déjà été effectué sur la vérification des autorisations accordées. Nous sommes favorables à ce que l’interdiction s’applique bien aussi aux véhicules deux-roues motorisés.


  15. Mettre en place un ELU (Espace Logistique Urbain) utilisant le vélo pour les livraisons.
    Emmanuel Bilquez : oui à un ELU utilisant, en plus du vélo, des véhicules de livraison propres
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage, à échéance 2026
    Gilles Guerchet : selon concertation avec les commerçants
    Marietta Karamanli Nous travaillerons sur un plan « dernier kilomètre » pour les livraisons des commerces (notamment par vélo-cargo).
    Stéphane Le Foll : un premier vélo de transport urbain pour la ville sera utilisé dès le printemps 2020. Des négociations sont engagées pour voir si ces modes de transport peuvent être utilisés dans le centre-ville, notamment pour les commerces.
    Isabelle Sévère : Je m’y engage. Dès 2020, nous lancerons une étude sur la logistique urbaine dans l’ensemble de l’agglomération mancelle en lien avec les enjeux commerciaux. Notre objectif : limiter le trafic routier en centre-ville tout en favorisant le commerce de proximité grâce à une gestion optimale des flux de marchandises : favoriser le fret combiné via la gare de triage pour desservir l’agglomération ; stocker sur les zones logistiques existantes ou les friches à réinvestir hors du centre-ville ; pour la livraison au dernier kilomètre, créer un espace de logistique urbaine (ELU) de proximité au cœur du Mans avec des véhicules peu ou pas polluants (vélo-cargos, flotte électrique).


  16. Étendre la zone piétonne.
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Gilles Guerchet : selon concertation
    Marie James : Nous éviterons, dans un premier temps, d’étendre la zone piétonne, d’augmenter les tarifs de stationnement ou d’instaurer des Zones à Faibles Emission qui ont tendance à discriminer les personnes les plus pauvres.
    Stéphane Le Foll : Pacifier la ville signifie d’abord faire comprendre l’utilité de modes alternatifs de circulation et les développer. Cela ne peut pas être « faire payer plus cher et étendre les interdictions de véhicules motorisés ».
    Isabelle Sévère : Je m’y engage. Cette action devra être menée en parallèle des travaux sur le plan de circulation et devra comprendre aussi toutes les centralités de quartier et les centres des communes périphériques (avec l’accord des Maires). Pour Le Mans, nous prévoyons notamment des parcours piétons et à mobilité réduite dans chaque quartier et une signalétique dédiée aux mobilités douces.


  17. Étendre la zone de stationnement payant, dès les premières années du mandat.
    Audrey Dolo-Canal : à réfléchir
    Gilles Guerchet : facilitation du stationnement résidentiel
    Isabelle Sévère : Je m’y engage. Les deux tiers de l’espace public sont occupés par les voitures, alors que 98 % du temps,
    un véhicule ne roule pas ! Or, pour obtenir une ville apaisée, où piétons, vélos et fauteuils peuvent circuler en toute sécurité, nous avons besoin de libérer l’espace de l’emprise automobile. En même temps que nous supprimerons des places de parking dans les rues de l’hyper-centre, nous encouragerons l’utilisation des douze parkings souterrains actuellement largement sous-occupés. En fonction du taux d’occupation sur l’année par parking et du coût de gestion pour Cénovia, des tarifs différenciés et évolutifs seront adoptés.


  18. Rendre le stationnement payant pour les scooters et les motos dans les zones où il l’est pour les voitures.
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Gilles Guerchet : séparation des stationnements scooters et vélos
    Isabelle Sévère : Nous développerons dans un premier une offre de stationnement spécifique pour les deux-roues motorisés


  19. Mettre en place une ZFE (zone où les véhicules motorisés les plus polluants sont interdits).
    Emmanuel Bilquez : je m’y engage
    Audrey Dolo-Canal : je m’y engage
    Gilles Guerchet : gestion des pics de pollution
    Isabelle Sévère : Je m’y engage à compter de 2021.


  20. Éventuels autres engagements visant au développement des déplacements à vélo et au déclenchement du report modal
    Emmanuel Bilquez : nous promouvrons des services vélos variés et innovants (parcs relais vélos sécurisés supplémentaires)
    Audrey Dolo-Canal : Journées à thème « vivez votre ville à pieds et en vélo » ; Pass citoyen pour es réductions sur le location de vélos à la ville et éventuellement chez des partenaires ; Zone abri vélo végétalisé pour pouvoir stationner temporairement en cas de pluie ; « Points vélo repair » où il sera possible de regonfler un pneu ou resserrer une roue ; Vélobus accompagné en début d’année scolaire pour aider les élèves à aller à l’école en vélo en toute sécurité et ne pas les lâcher dans la nature ; Travail autour des maisons de quartier.
    Julien Geffard : La mise en place d’itinéraires cyclables alternatifs lors de la réalisation de travaux de voirie ou de construction est aussi une nécessité en matière de sécurité.
    Stéphane Le Foll : Nous allons créer une journée en centre-ville sur les « mobilités douces » avec une vocation pédagogique, pour mobiliser tous les acteurs capables de former et d’expliquer les alternatives à la voiture.
    Isabelle Sévère : Nous installerons des dispositifs de comptage en début de mandat. Nous voulons lancer une application pour toutes les mobilités.